août 6, 2022

« Les riverains ne sont pas suffisamment informés »

Par actudujour


D’autant que la culture du secret qui entoure ce site hautement stratégique pour la Défense…

D’autant que la culture du secret qui entoure ce site hautement stratégique pour la Défense nationale ne va pas dans le sens de la transparence et du dialogue. « C’est partout pareil, sur ces sites, les populations ne sont pas informées comme elles devraient l’être. À elles d’exiger ces informations », martèle le président de la Coordination nationale des associations riveraines des sites Seveso, Michel Le Cler.

Commission de suivi

À Bergerac, le premier à regretter ce manque d’informations est Georges Barberolle, le président de l’association du Quartier Est et à ce titre membre du bureau de la commission de suivi de site (CSS) d’Eurenco.

Cette commission est une obligation pour les sites Seveso. Elle a précisément pour but de « créer un cadre d’échange et d’information sur les actions menées par l’exploitant […] en vue de prévenir les risques, dangers ou inconvénients » (1). Elle regroupe les services de l’État, des représentants des salariés et de la direction, mais aussi des élus et des riverains (2), et a l’obligation de se réunir tous les ans.

Georges Barberolle est membre de la commission de suivi de site d’Eurenco.


Georges Barberolle est membre de la commission de suivi de site d’Eurenco.

T.J. / « Sud Ouest »

La dernière fois c’était en février 2020. La commission n’avait pas pu se réunir en 2021 pour cause de Covid. Pour l’année 2022, Eurenco précise que les discussions étaient en cours avec la mairie pour trouver une date. « Je vais adresser un courrier au sous-préfet pour demander une réunion extraordinaire », annonce Georges Barberolle.

« Portes ouvertes »

Plus généralement, il « regrette que les riverains ne soient pas suffisamment informés. Eurenco avait dit qu’ils feraient une plaquette d’information qui serait distribuée aux riverains, on l’attend toujours. À chaque réunion, je demande que cette plaquette soit publiée mais ça ne se fait pas. Aujourd’hui, je demande à nouveau qu’elle le soit. »

En vieux Bergeracois, il se souvient de l’époque de la SNPE (Société nationale des poudres et explosifs) et de son directeur Alain Brasquies. « Avec lui, il y avait régulièrement des réunions, salle Anatole-France ou salle Louis-Delluc, où ils nous expliquaient ce qu’il se passait sur le site. Il y avait même des journées portes ouvertes. Depuis Eurenco, il n’y a plus tout ça. »

Pour avoir travaillé sur le sujet, Georges Barberolle connaît trop bien la liste des accidents qui ont émaillé l’histoire de la poudrerie pour ne pas exiger un droit de regard sur ce qui s’y déroule.

(1) Selon l’arrêté préfectoral de renouvellement de la CSS du 17 janvier 2022.



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