juin 24, 2022

la police démantèle un drive de la drogue à proximité d’une école primaire

Par actudujour


Ils ont été interpellés simultanément mardi 21 juin, à l’aube, par une trentaine de policiers. Les trois complices seront jugés le 14 septembre. D’ici là, ils ont été placés sous contrôle judiciaire avec, notamment, l’interdiction de fréquenter le quartier. Le terme d’un mois d’enquête.

1 700 euros en liquide

Fin mai, l’arrivée d’une patrouille du commissariat met en fuite plusieurs hommes à cet endroit, réputé pour être le théâtre de dégradations et de rodéos fréquents. Dans la précipitation, ils laissent derrière eux des barrettes de cannabis et des pochons de cocaïne, conditionnés pour la revente au détail. Leur découverte déclenche l’ouverture d’une enquête préliminaire, sous la direction du parquet de Mont-de-Marsan.

Une surveillance discrète, mise en place par le groupe stupéfiants de la sûreté urbaine, permet d’identifier les trois dealers, tous issus du quartier, et le fonctionnement du drive. Les clients passent à pied, en vélo, en trottinette et en voiture. Ils s’arrêtent à la hauteur des trois mis en cause pour une rapide transaction. Des dizaines sont observées et photographiées. Plusieurs clients sont repérés. Ils ont formellement identifié les trois complices lors de leurs gardes à vue. D’après leurs déclarations, le commerce durait depuis plus d’un an.

Chez l’un des trois hommes, les policiers retrouvent 1 700 euros en liquide et une balance de précision. Chez un autre, ils mettent la main sur 60 grammes de résine de cannabis conditionnés en 32 pochons. Selon les auditions, le manège durait depuis au moins un an. Seul l’un des mineurs était connu de la justice pour des faits de vol, recel et violences aggravées.

C’est la deuxième affaire de drogue en deux semaines, dans la préfecture des Landes. Le 17 juin, un gros revendeur a été condamné à vingt mois de prison au terme de six mois d’enquête. Ce semi-grossiste alimentait plusieurs dealeurs montois.

« Ces deux affaires illustrent les modalités de lutte contre le trafic de stupéfiants, érigée en priorité nationale, résume Jérôme Buil, directeur départemental de la sécurité publique. Des enquêtes longues pour identifier les grossistes et un harcèlement régulier des points de deal connus, pour ramener l’ordre et rassurer la population. » Une manière, aussi, de maintenir la pression sur les trafiquants.



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