mai 14, 2022

jugés après un vol avec violence et une séquestration à Sadirac

Par actudujour


Selon la victime, des retrouvailles avec un ancien du collègue auraient mal tourné. Il serait en fait tombé dans un traquenard. Trois individus armés seraient montés à bord du véhicule où il avait pris place avec son camarade, l’auraient forcé à… céder le véhicule de sa sœur, l’auraient mis dans le coffre, frappé, menacé de mort. Il aurait heureusement pu s’extraire de l’habitacle et s’enfuir.

« Renouer des liens après la tombée de la nuit, en plein mois de novembre, dans une voiture garée au fond d’une impasse c’est étonnant. Cela ressemble effectivement davantage à une transaction »

Deux sur quatre

Notamment grâce à des investigations sur le téléphone de la victime, les gendarmes ont retrouvé deux des agresseurs présumés, l’ancien camarade de classe et un « collègue » chez lequel deux kilos de résine de cannabis ont été saisis ainsi que les documents d’identité et effets contenus dans un sac d’une marque de luxe, dérobé à la victime. Son ADN, stigmate d’un coup porté, a de plus été identifié sur un vêtement de la victime. Mais durant toute la procédure il a gardé le silence.

Cerné, l’ami d’adolescence s’est expliqué, donnant une tout autre version des faits et nuançant leur gravité. Le motif du rendez-vous ne serait pas amical mais lié aux produits stupéfiants. Pressé par une dette, le prévenu aurait eu pour plan de dérober de la drogue appartenant à la victime. « Sa version se tient et est corroborée », insiste son avocat Me Selim Vallies qui souhaite que les juges ne s’arrêtent pas au sacro-saint statut de victime et conçoivent que certaines explications ne sont « pas si claires que cela ».

« Il fait dire que renouer des liens après la tombée de la nuit, en plein mois de novembre, dans une voiture garée au fond d’une impasse, c’est étonnant. Cela ressemble davantage à une transaction », note Me Alexandre Novion, qui défend le « collègue » qui « n’a fait que suivre ». « Arrivé en France il y a 17 ans, il est empêché de travailler car son titre de séjour n’a pas été renouvelé. Alors, il s’ennuie. Il suit Pierre, Paul ou Jacques et se retrouve dans des situations délicates. »

L’avocat critique le choix procédural de la comparution immédiate, ne voit pas de « scénario solide », s’étonne qu’on n’ait pas recherché les deux autres agresseurs présumés, souligne les incohérences de la victime « frappée sans trace, enfermée dans le coffre mais en fait derrière quand on lui demande comme elle en est sortie » et prie le tribunal de ne pas envoyer son client à « l’université des délinquants, la prison… »



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