mai 13, 2022

Haute-Vienne. Un squelette découvert dans une serre, peut-être celui d’un homme disparu depuis 10 ans

Par actudujour



Un homme résidant à Oradour-sur-Glane, en Haute-Vienne, avait disparu il y dix ans. Des restes humains ont été retrouvés cette semaine dans la serre de son jardin. Et sa femme, qui avait évoqué à l’époque, courant 2012, un départ volontaire de son conjoint, est désormais soupçonnée d’avoir caché elle-même son corps.

Agée de 61 ans, cette femme a été mise en examen mercredi pour « atteinte à l’intégrité d’un cadavre », a indiqué le parquet de Limoges. Sans antécédent judiciaire, elle a été laissée libre sous contrôle judiciaire à l’issue de sa garde à vue, mercredi.

« Prise de panique » 

Entendue en début de semaine par les enquêteurs, elle a affirmé qu’elle avait retrouvé un matin son conjoint mort sur le lit. « Prise de panique » et ne sachant vers qui se tourner, elle aurait alors tiré le corps jusqu’au jardin de la maison pour l’enterrer sous la serre, selon ses déclarations.

Puis elle avait raconté autour d’elle que son conjoint, né en 1951, avait quitté le domicile « du jour au lendemain », sans laisser de traces. Le couple vivait depuis une trentaine d’années dans un climat de violences conjugales.

Une enquête ouverte à l’automne 2021

Depuis lors, la disparition n’avait pas suscité l’attention, jusqu’à ce qu’un notaire tente en vain de localiser l’homme dont le nom apparaissait dans une affaire de succession. Une enquête de gendarmerie pour disparition inquiétante avait alors été ouverte à l’automne 2021, conduisant à l’audition de la femme comme simple témoin ce lundi. Après ses aveux, elle a été placée en garde à vue.

Le cadavre a été extrait du terrain sur les indications de la conjointe et des analyses, probablement longues, vont débuter sur les ossements et les prélèvements effectués sur place par les techniciens de l’identification criminelle. Elles ont été confiées aux « experts » de l’institut de recherche criminelle de la Gendarmerie nationale (IRCGN), dont le siège est situé à Pontoise (Val-d’Oise). Les investigations confiées aux gendarmes de la section de recherches de Limoges vont se poursuivre pour déterminer l’origine du décès, intentionnelle ou non-intentionnelle. 



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