mai 12, 2022

le « bizutage » à Alstom finit aux prud’hommes

Par actudujour


Avril 2021, deux jeunes salariés de l’entreprise d’intérim Randstad, qui travaillent à l’usine d’Alstom à Aytré, sont convoqués pour répondre de ces actes. Ils reçoivent dès le lendemain une convocation préalable au licenciement pour faute simple. Les attestations de bonne conduite de leurs collègues n’y font rien, l’employeur argue de « l’obligation de santé et de sécurité » qu’il doit à ses employés.

Jeudi 12 mai, les deux ex-salariés avaient rendez-vous au Conseil de prud’hommes de La Rochelle, contestant leur licenciement ainsi que « le recours abusif à des contrats précaires ». « Voici deux jolis boucs émissaires », estime Me Alexandra Dupuy, avocate de l’un d’eux, se référant à un texte biblique. « Rien ne justifie un licenciement », assure son collègue Me Matthieu Coutand, relatant le « traumatisme » de son client, les anxiolytiques, les nuits sans sommeil, l’épouse enceinte hospitalisée.

Bible et hérésie

« Je ne m’appuie pas sur la Bible mais sur le Code du travail ! », clame l’avocat de Randstad, pour qui la demande d’indemnités de requalification des contrats de travail de CDD en CDI est irrecevable. « Ce n’est jamais à l’encontre d’une entreprise de travail temporaire. » Avec l’avocat d’Alstom, il retrace le parcours professionnel des deux jeunes salariés, démontrant que les contrats de travail temporaires étaient des contrats de mission-formation, ou qu’il y a eu « une longue interruption » entre deux missions.

« Une seule requalification serait une hérésie totale », estime la défense des employeurs, qui demande au conseil des prud’hommes de débouter les ex-salariés, soutenus par les syndicats CGT et FO.



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