mai 12, 2022

huit mois ferme pour un beau-père violent récidiviste

Par actudujour


Avant d’en venir aux mains, il y a eu une dispute entre le prévenu et sa compagne. Celle-ci lui reproche d’avoir opportunément consommé de l’alcool juste après avoir fait sa prise de sang, une obligation à laquelle la justice l’a astreint lors d’une précédente condamnation en 2020, pour des faits de violences intrafamiliales similaires. Les insultes fusent du côté du prévenu, « t’es une pute, une bâtarde », puis il jette une bombe aérosol sur la cuisse de sa compagne. Après l’échange de gifles, c’est l’adolescent qui décide, à treize ans seulement, d’appeler les gendarmes. « On n’en peut plus de toi ! », lâche-t-il à son beau-père.

Violences et confinements

« Je regrette, je reconnais mes coups, je m’en veux ! Donnez-moi une chance », se lamente le prévenu, en versant d’abondantes larmes qui ne manquent pas d’irriter le procureur de la République. « C’est que je n’avais pas ma place dans cette famille. Madame commandait pour tout. Je n’avais pas mon mot à dire », explique le trentenaire. « À vous entendre, c’est vous la victime ! Vous êtes capable d’une très grande violence, monsieur », souligne Mathilde Marie. Et le Ministère public de rappeler le climat de tension extrême dans lequel évoluaient les quatre enfants (trois sont issus d’une précédente union) pendant les confinements successifs. Fessées, claques, insultes, punitions systématiques… Les enfants sont un temps placés après une condamnation du couple pour sévices. « La situation est dramatique. On banalise dans nos juridictions les violences sur mineurs, alors que ces enfants sont en train de se construire dans la violence. C’est une bombe à retardement », prévient Mathilde Marie.



Notre Partenaire : Actu 24h

Source