mai 11, 2022

Prise d’otage en Dordogne : une condamnation express

Par actudujour


Mercredi 11 mai, Christophe Michel était jugé pour une prise d’otage. Dans la nuit de dimanche 8 à lundi 9 mai, il a séquestré sa compagne chez elle, à Saint-Aulaye-Puymangou. Il a fallu une opération du GIGN pour mettre fin à cet épisode.

Alors, évidemment, on se demande comment on a pu en arriver là. Celui qu’on imaginait fou furieux est relativement cohérent et calme au procès. L’alcool aurait joué un rôle déterminant dans son acte.

Ce soir-là, une dispute conjugale éclate sur la façon dont les enfants sortent le linge de la machine à laver. « Dès qu’ils font quelque chose de mal, pour elle, c’est pas grave, et je dois rien dire », tente de se défendre maladroitement le prévenu.

« J’étais vexé »

Plutôt que de partir, l’homme de 44 ans, armé d’un couteau et d’une tronçonneuse, menace sa compagne. De peur, les enfants quittent la maison et préviennent la voisine.

Ensuite, il la frappe, la tire par les cheveux, la menace de mort et la séquestre dans la chambre en barricadant la porte avec l’armoire. Le prévenu envoie un SMS à sa mère : « Je suis bourré, je la retiens en otage, la fin est proche. » Aux gendarmes qui tentent de prendre contact avec lui, il répond qu’il va faire brûler la maison avec des cocktails molotov. « Je ne comptais pas les utiliser, se défend-il dans le box des accusés. Tout ce que j’ai fait, c’était pour faire peur. J’étais vexé. Je suis désolé. »

Pour sanctionner « cette nuit de terreur et d’effroi », le parquet requiert trois ans de prison (contre sept encourus). Le tribunal choisit trois ans, dont deux avec sursis probatoire (avec interdiction de paraître à Saint-Aulaye) et mandat de dépôt.



Notre Partenaire : Actu 24h

Source